Top 20 animés de 2016

L’année 2016 est terminé, j’en profite pour revenir sur mon top 20 des animés que j’ai vus durant l’année écoulée. Cette année 2016 qui a été un bon cru avec de bonnes choses sur plein de thèmes différents (sauf PreCure et Gundam). Pour la forme du top, je m’inspire d’une idée d’AP.

20. 3-gatsu no Lion
(Réalisateur : Kenjirō Okada, Studio d’animation : SHAFT, Producteur principal : Aniplex, Simulcast : Wakanim)


Pourquoi c’est cool : Chica Umino sait écrire des histoires, aucun doute là-dessus. Honey & Clover était magnifique, 3-gatsu est très réussi. On se prend à suivre les personnages et leurs défauts, à les encourager et on veut qu’ils réussissent. L’œuvre dégage vraiment un sentiment pur et innocent où on soutient honnêtement les personnages. Et l’œuvre tente quelque chose, il n’y a pas de romance liée directement au personnage principal, ce qui est assez exceptionnel pour être signalé (en tout cas, au 13e épisode). Est-ce que cela sert ou dessert l’œuvre est une autre question mais c’est suffisamment rare pour être signalé.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : Parce que fuck SHAFT. Leur style, c’est un peu quitte ou double. Des fois, comme sur Bakemono, ça passe vraiment nickel et ça vient magnifier l’œuvre. Dès fois, ça tombe à plat et ça vient limite plus desservir la série qu’autre chose, comme Nisekoi ou, well, 3-gatsu.

19. Shakunetsu no Takkyuu Musume
(Yasuhiro Irie, Kinema Citrus, avex, Crunchyroll)


Pourquoi c’est cool : Parce que je suis un grand fan de Saki et que Takkyu Musume, c’est un peu le Saki du Ping Pong. D’ailleurs, vous avez remarqué à quel point on utilise « le Saki de X sport » pour tout et n’importe quoi tant que c’est des lycéennes, que les matchs sont over the top et que c’est gay as fuck. Genre Garupan, c’est un peu le Saki des matchs de tanks. Mais en vrai, j’ai pas grand-chose à dire d’autre à dire sur l’animé.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : Y’a 0 match de compétition dans cet animé. C’est sympa ouais mais paye ton absence de tension. Et du coup, le DOKI DOKI n’a pas été assez fort. C’est quand même dommage.

18. Shuumatsu no Izetta
(Masaya Fujimori, Ajiado, Shochiku, Crunchyroll)


Pourquoi c’est cool : La relation entre Fine et Izetta est vraiment belle, j’ai aimé les voir évoluer ensemble, les voir s’entre-aider, maladroitement souvent et se soutenir mutuellement. Les combats sont en plus très biens chorégraphiés et sont une vraie réussite de la série, merci Takeuchi. Puis hey, y’a BUNBUN au CharaDesign et c’est quelqu’un dont j’aime énormément le travail.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : Y’a quand même pas mal de déchets dans la série. Genre presque à chaque fois qu’Elvira apparait, on retombe dans du LN de bas étage et euh pourquoi ? L’intrigue politique alterne en plus entre « ouais, c’est sympa » et « pliz achevez-moi jpp », ce qui est un peu dommage.

17. Shouwa Genroku Rakugo Shinjuu
(Mamoru Hatakeyama, DEEN, King Record, ADN)


Pourquoi c’est cool : Je n’avais absolument jamais entendu parler de Rakugo avant la série. Y’avait bien eu Joshiraku mais hé, j’ai pas maté la série. Du coup, en lançant la série, je n’avais aucune idée de ce que j’allais voir. J’ai pas été déçu du voyage. La série dégage une force émotionnelle incroyable, avec une relation exceptionnelle entre ces 3 personnages principaux. Toute la série est un long flashback dont, dès le début, on sait l’inéluctable conclusion et on ne peut que voir les personnages lutter et chuter.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : La série est trop bonne pour son animé. Celui-ci n’a jamais réussi à égaler par son storyboard ou son animation la force émotionnelle qu’il dégage, exception fait de l’épisode 9 qui, pfiou, est magnifique.

16. YURI!!! on ICE
(Sayo Yamamoto, MAPPA, avex, Crunchyroll)


Pourquoi c’est cool : Yuri on Ice, c’est un peu le dark horse que les gens n’avaient que vaguement vu venir et qui a tout emporté sur son passage. Et quand je dis « n’avaient pas vu venir », je parle aussi des producteurs, faut voir à quel point ils ont mis des semaines avant de pouvoir proposer le moindre produit dérivé parce qu’ils ont été dépassés par leur animé. Parce que ouais surprise, YoI, c’est bien, aussi bien le patinage avec tout le soin porté aux tenues et aux chorégraphies que la relation entre Yuri et Victor. Mais le mieux dans Yuri on Ice, ça reste JJ.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : Y’a pas de Waifu- Le fandom est insupportabl- Non en vrai, la 2e moitié est un peu plus faiblarde. Le Grand Prix, ça fait un peu « Yuri aux Jeux Olympiques » et well, je kiffe les JO, je passe ma vie devant tous les deux mais ça a rendu la série un peu trop répétitive. Et le fandom est vraiment insupportable.

15. Hibike! Euphonium 2
(Tatsuya Ishihara, Kyoto Animation, Kyoto Animation, Crunchyroll)


Pourquoi c’est cool : Euphonium est une excellente série avec des personnages hyper intéressants, même parfois là où les attend pas, Yuuko je pense à toi (en vrai, je me doutais de l’évolution de Yuuko parce qu’elle était injustement bashée dans la saison 1). La série a quelques épisodes qui font sans problème parti de ce que j’ai vu de mieux cette année, comme l’épisode 10 réalisé par Ishidate. Kumiko continue d’être une protagoniste formidable et, plus que jamais, c’est un incroyable personnage.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : La série est décevante par rapport à la S1. Je parle même pas du fait que la relation entre Kumiko et Reina passe au second plan mais le fait que la musique soit assez absente. La série est beaucoup plus fidèle aux romans que la S1 et l’absence de Yamada se fait terriblement ressentir. La série a en plus un antépénultième épisode d’un inintérêt profond et perd 25 minutes à faire ce que le suivant réussit avec brio en quelques lignes.

14. Magic-Kyun! Renaissance
(Mitsue Yamazaki, SUNRISE, SUNRISE, Crunchyroll)


Pourquoi c’est cool : Magic Kyun Renaissance est, de son début à sa fin, une adaptation d’Otome Game où l’on suit l’héroïne. Chaque épisode au début est centré sur un personnage et fait office de route pour le personnage en question. La suite raconte les passionnantes aventures du groupe qui font ensemble des choses passionnantes comme aller à la plage ou faire une pièce de théâtre. Au moins le 5e impact de la japanimation. Ce qui m’a fait vraiment apprécier la série, ce n’est pas sa forme ou son fond, c’est ses personnages. J’ai vraiment aimé tous les mecs de cette série, je trouve qu’ils ont tous une chouette personnalité, ils ont tous de l’intérêt, ils fonctionnent hyper biens ensemble et ont tous une route vachement sympa. La série a en plus le drama familial le plus facilement résolu ever où deux frères sont en mode « petit frère, tu ne côtoieras pas cette fille » puis ils voient le talent de l’héroïne et l’épisode d’après, ils sont là « Bon, quelle date le mariage ? » et c’est rafraichissant de voir des personnages faire des choix humains et pas être obtus de manière teubé. Et surtout, surtout, l’héroïne a un vraie rôle dans la série, elle vit et évolue énormément et c’est pas juste une potiche sans âme qui est là pour que la jouvencelle de 15 ans puisse s’identifier à elle.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : Ca reste une adaptation d’Otome Game classique.

13.Vivid Strike!
(Junji Nishimura, Seven Arcs, King Record)


Pourquoi c’est cool : Vivid Strike est une suite (Nanoha Vivid) d’un spinoff (Nanoha Strikers) qui est la suite (Nanoha A’s) de la suite (Lyrical Nanoha) d’un Drama CD (Triangle Heart 3 Lyrical Toy Box) d’un Eroge (Triangle Heart 3). Cela n’a rien à voir avec la qualité de l’animé mais c’est impressionnant à voir. Bref, Vivid Strike est situé dans l’univers de Nanoha mais comme vous l’avez peut-être remarqué, la série n’a pas Nanoha dans le nom et donc tous les personnages antérieurs à Nanoha Vivid n’apparaissent absolument pas. C’est un pari assez risqué parce que honnêtement, Nanoha Vivid était sympa mais parce que y’avait Fate et Nanoha, le reste était pas ouf. Vivid Strike vaut quoi ? C’est pour moi le chainon manquant entre A’s et Strikers, autrement dit, c’est vraiment bien. La série a ce qu’il faut de combats, de drama, d’amitié et de petites filles qui essayent de s’avouer leur amour à coup d’uppercut dans ta face pour être vraiment plaisante à mater. Est-ce que je la recommanderai à quelqu’un qui n’a jamais vu Nanoha de sa vie ? Probablement pas. Par contre, si vous avez déjà essayé Nanoha, que vous avez aimé, allez-y sans hésiter, même si vous n’avez rien maté depuis.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : Il manque à la série de la bonne animation digne de ses combats. C’est bien storyboardé mais à part quelques secondes vraiment biens, la série ne brille pas par ses sakugas.

12. Ange Vierge
(Masafumi Tamura, Silver Link, Kadokawa, Crunchyroll)


Pourquoi c’est cool : Vous êtes probablement là en mode « wat bro, you smoked ? » parce que ouais, Ange Vierge est sérieusement dans le top 15. J’ai beaucoup aimé la série qui a été pour moi la surprise de l’année parce que j’en attendais vraiment que dalle et pourtant, Ange Vierge m’a offert beaucoup de choses que j’ai beaucoup aimé. C’est un excellent animé de combat avec des personnages vraiment chouettes qui se payent en plus le luxe de vraiment évoluer au fur et à mesure de la série, c’est bien animé quand il le faut, c’est vraiment joli visuellement, le cast de Seiyuu est A+++, ça shippe de partout. C’est typiquement le genre d’animés où c’est facile de passer à côté, c’est facile de ne pas accrocher mais pour peu qu’on rentre dedans, c’est vraiment méga chouette.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : La version BR est censurée, what the damn fucking point? Puis bon, on va pas déconner, j’aime beaucoup Ange Vierge mais peut-être pas numéro 1.

11. Fune wo Amu
(Toshimasa Kuroyanagi, ZEXCS, FujiTV, Amazon)


Pourquoi c’est cool : Au milieu de tous les thèmes improbables dans les animés, celui de la création d’un dictionnaire fait vraiment parti de ceux que je n’attendais pas. Et c’est pourtant le parti pris de Fune wo Amu qui va nous montrer pendant ses 11 épisodes la vie de cette petite équipe, reléguée au fin fond d’un placard à balais d’un grand éditeur japonais, qui va se battre contre les deadlines, contre son entreprise et contre les mots pour mener à bien son projet de nouveau dictionnaire. C’est touchant, c’est sincère et l’on souhaite honnêtement que leur projet y arrive. Mais la série offre aussi un autre niveau de lecture. Ce n’est pas la seule série à se passer dans le monde du travail, je pense par exemple à New Game mais il est facile de s’identifier aux filles parce que les jeux vidéo, ça fait partie de notre vie de tous les jours. Mais un dictionnaire ? Qui a déjà acheté un dictionnaire dans les dernières années ? Et c’est là le plus grand combat de la série. C’est le combat du dictionnaire contre le temps, inéluctable et implacable, qui progressivement et avec les progrès de la technologie, le rend de plus en plus obsolète.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : La série a une très belle histoire mais qui se fait presque au dépend de ses personnages. Ils sont plus les vecteurs pour la faire progresser que les véritables acteurs des évènements. Ils existent pour et par la série bien plus que pour et par eux-mêmes.

10. Haikyuu!!: Karasuno Koukou VS Shiratorizawa Gakuen Koukou
(Susumu Mitsunaka, Production IG, TOHO, Wakanim)


Pourquoi c’est cool : Haikyuu aime bien avoir un ou deux personnages vraiment centraux dans chaque saison et les développer de manière absolument excellente. Ici, c’est Tsukishima et pfiou, j’étais pas hyper fan du personnage au début mais maintenant, je l’aime beaucoup. Son évolution est formidable. A l’image du dernier set du match où, woh, j’étais scotché à ma chaise. Ce dernier set, c’est un cas d’école de tout ce qu’il faut faire dans un shonen sportif pour réussir à vraiment accrocher ton audience.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : Parce que y’a 4 sets avant le 5e. Ils ne sont pas mauvais (même si y’a un set qui est expédié en 2 minutes chrono) mais ça rend le match un peu longuet. Dans les règles, les finales de préfecture font 5 sets au Japon donc le mangaka pouvait pas faire autrement mais la série n’a jamais vraiment réussi à gérer ses deux sets de plus. Juste le 3e set, la série aurait fini 3e.

9. Nejimaki Seirei Senki: Tenkyou no Alderamin
(Tetsuo Ichimura, MadHouse, Warner Bros, Crunchyroll)


Pourquoi c’est cool : La série est passée vachement inaperçue, entre autres parce que tout le marketing dessus, c’est des filles à poil dans un Onsen alors que la série raconte la vie de cadets militaires qui sont envoyés dans des conflits et que plein de personnages meurent. Je sais pas trop ce qu’il s’est passé dans la tête des producteurs, est-ce qu’ils ont pas su dans quelle série ils ont mis leurs thunes ? Sûr, les héroïnes sont bonnes mais le propos de la série, c’est le libre-arbitre, le poids des choix et les conséquences des actes en temps de guerre. La série est en plus porté par un couple de personnages principaux vraiment très bons, avec un mec excellent stratège et une fille excellente combattante.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : La série est trop courte. J’ai vraiment l’impression que les producteurs n’ont aucune idée de ce qu’ils ont produit parce que l’univers est à peine posé que hey, la série est finie, bye à plus, achetez les LN, bisous.

8. Hai to Gensou no Grimgar
(Ryosuke Nakamura, A1 Pictures, TOHO, Wakanim)


Pourquoi c’est cool : Grimgar part comme un énième Isekai avec des gens transportés dans un univers typé fantasy qui ne peuvent pas en sortir. Ce n’est de base pas un genre qui me rebute, par exemple je continue à beaucoup aimer SAO, mais c’est un genre qui est très souvent utilisé et il faut se démarquer. Grimgar s’en sort très correctement en proposant un traitement très réaliste avec des personnages qui ont vraiment du mal à vaincre des monstres et qui doivent vraiment établir de vraies stratégies pour s’en sortir. La série est assez lente et profite de son rythme pour vraiment travailler ses personnages et, chose excepionnelle, les gobelins que les personnages principaux finiront invariablement par tuer. C’est en plus magnifique, merci Mieko Hosoi.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : Je n’ai pas grand chose à reprocher à Grimgar dans les faits. Il a parfois du fanservice un peu maladroit mais au moins, il en donne aussi bien pour le public masculin que féminin. La série essaie parfois d’en faire trop mais elle le fait de manière tellement sincère qu’on lui pardonne. Par contre, matez les BR parce qu’à partir du 6e épisode, la production de la série s’est tellement effondrée que les épisodes n’ont parfois même plus d’intervalles.

7. New Game!
(Yoshiyuki Fujiwara, DogaKobo, Kadokawa, Crunchyroll)


Pourquoi c’est cool : Ce n’est pas une surprise que DogaKobo est un studio que j’aime beaucoup du coup, quand ils commencent un nouvel animé, je suis toujours assez impatient en plus d’être assez critique. New Game, ça coche plusieurs cases que j’aime beaucoup dans un animé. C’est bien animé, c’est à la fois drôle et cynique, y’a moyen de faire plein de ship et y’a de la Waifu potentielle. Le fond, en l’occurrence la création de jeux vidéo dans une vraie entreprise, est en plus rafraichissant parce que ça permet de voir des adultes (CharaDesign soumis à conditions) faire des trucs d’adultes, mais les faire avec joie et bonne humeur, ce qui me change de ma vie de tous les jours. Cet animé, c’est peut-être juste un exutoire en fait ?

Pourquoi c’est pas numéro 1 : C’est pas la saison 2 de Love La– Plus sérieusement, j’aurais bien aimé plus d’évolutions dans les personnages. C’est assez inhérent au slice of life mais ça ne fait jamais de mal. Cela dit, à ce qu’il parait, ça vient ensuite. Chouette. Vivement la saison 2.

6. Aikatsu Stars!
(Teruo Satoh, Bandai Namco Picture, Bandai Namco Picture)


Pourquoi c’est cool : La série a été reboot par Bandai parce qu’elle commençait à ne plus rapporter assez et il fallait un nouveau souffle. Spoil, la série ne rapporte pas plus, en partie à cause des choix étranges genre chaque carte existe en 4 coloris différents et ça incite moins les gens à mettent des sous pour acheter des cartes vu qu’il y a de gros risques de tomber sur une carte que le joueur a déjà. En plus, le téléphone d’Aikatsu, c’était la folie y’a 4 ans, tout le monde fait ça maintenant. Aujord’hui, la mode est à des jouets plus gros composés de plein d’accessoires, vous étonnez pas que KiraKira PreCure soit comme ça. Mais bref, je m’égare. Laissons les pontes de chez Bandai parler d’argent et revenons à l’animé en lui-même. Il est excellent. Le reboot est parfaitement réussi, il a su garder ce qui faisait le charme de l’original en apportant ses propres idées. Les personnages sont vraiment attachants, les épisodes sont plein de bonnes idées et on a envie de voir grandir les filles. Si vous aviez peur de vous lancer dans Aikatsu parce qu’il y a presque 200 épisodes, lancez Aikatsu Stars, ça vaut largement le coup.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : Je ne serai jamais autant impliqué émotionnellement dans Stars que je l’ai été dans la 1re saison d’Aikatsu avec entre autres la formation de Soleil. En plus, la ligne rouge est chelou avec le directeur qui au début veut virer l’héroïne si elle fait pas des performances d’un niveau largement supérieur à ce que devrait faire une première année puis veut la virer si elle fait des performances d’un niveau largement supérieur à ce que devrait faire une première année. Mais tout ça, c’est pour son bien. Mouais bof.

5. Bishoujo Senshi Sailor Moon Crystal S3
(Chiaki Kon, TOEI Animation, TOEI Animation)


Pourquoi c’est cool : Les deux premières saisons de Crystal étaient désastreuses. Il y avait une très bonne équipe mais tout était fait complètement à l’arrache parce que c’était la période où TOEI avait VRAIMENT trop de projets (ils ont toujours trop de projets mais sur 2014/2015, c’était vraiment plus possible). Quand TOEI a annoncé la saison 3, oh boy, j’étais pas confiant. Chiaki Kon n’est pas une mauvaise réalisatrice mais elle est bien meilleure sur juste des génériques que des séries entières. Pourtant, le 1er épisode m’a très vite convaincu. Il avait ce style goofy et cartoonesque, plein de bonnes idées visuelles (la spécialité de la réalisatrice) et surtout, il est très solide. La S3 de Crystal a bénéficié d’un vrai planning avec suffisamment de temps, tellement que certains animateurs avaient oublié sur quels cuts ils avaient travaillé parce que diffusés des mois après. Les parties plus sombres de l’histoire, parce que oui surprise Sailor Moon, c’est parfois hyper sombre, Madoka n’a rien inventé, ont elles aussi été bien traitées même si elles souffrent du fait que c’est juste une adaptation du manga et que le manga en vrai, il est pas ouf.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : C’est pas Sailor Moon S.

4. Amanchu!
(Junichi Sato, JC Staff, Shochiku)


Pourquoi c’est cool : La relation entre Teko et Hikari est vraiment magnifique. Je comprends que les gens qui attendaient de la plongée soient déçus parce que l’animé n’aborde au final que peu le sujet. Mais lorsque l’animé se concentre sur la relation entre les personnages et sur leur évolution, il se rapproche de ce qui ce fait de mieux dans le domaine. L’animé a en plus du hair porn sur Teko, des décors magnifiques, du hair porn sur Teko, de très bons storyboards, du hair porn sur Teko et une chouette musique. Ah et j’ai précisé que y’avait du hairporn sur Teko ? Au final, l’animé est assez différent du manga, les deux n’ayant pas la même ambiance et pas exactement le même traitement de leurs personnages, ce que je trouve vachement intéressant. Je préfère largement ça à une simple adapt case par case du manga.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : L’animé est vraiment très bon mais il n’est pas non plus inoubliable. Pour vraiment atteindre le top 3, il lui a manqué… plus de plongée.

3. Mob Psycho 100
(Yuzuru Tachikawa, Bones, Warner Bros, Crunchyroll)


Pourquoi c’est cool : L’animé commence comme une comédie scolaire un peu classique avec un côté déjanté et un peu de surnaturel. Ce qui se regarde bien, aucun problème. Puis petit à petit, par petite touche, l’animé se métamorphose. De quasi Slice of Life, l’animé devient un vrai récit mettant en avant les doutes, les hésitations, les errances, les choix et les convictions d’adolescents, bien mieux que Mari Okada ne saura le faire durant toute sa carrière. L’histoire de ces deux frères que tout semble opposer, thème loin d’être révolutionnaire au demeurant, est magnifiquement et incroyablement bien traitée, avec beauté et justesse.
Mais Mob Psycho, c’est aussi son animation. L’animé est haut la main et sans concurrent l’œuvre la mieux animée de cette année et les animateurs se sont incroyablement fait plaisir. Là où One Punch Man ne se concentrait que sur les combats, tout dans Mob Psycho est travaillé, des combats aux moments plus tranquilles du quotidien.
Mob Psycho, c’est aussi possiblement le meilleur personnage de l’année, en l’occurrence : Reigen.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : C’est une bonne question. L’animé aurait complètement mérité sa place parce qu’il est objectivement d’une rare qualité et je dirais même qu’il est meilleur que les deux premiers d’ailleurs. Mais subjectivement, il m’a manqué ce petit truc qui fait ce soit vraiment un coup de cœur.

2. Flip Flappers
(Kiyotaka Oshiyama, 3Hz, Infinite, ADN)


Pourquoi c’est cool : Premier animé du réalisateur qui en plus commence sur de l’original. Flip Flappers, c’est une œuvre libérée presque de toute contrainte commerciale où la vision de l’équipe peut vraiment s’exprimer. Il en ressort un récit magnifique et magique sur la découverte de la sexualité et de l’homosexualité, de l’acception de soi-même et des autres. Pour porter son récit, l’animé bénéficie des décors magnifiques de Studio Pablo, d’animateurs WebGen, de storyboards réfléchis et d’une structure scénaristique particulière qui tente même sur sa première moitié de s’affranchir d’une structure scénaristique. Et surtout, la série assume pleinement et jusqu’au bout que oui, son histoire, c’est celui d’un couple homosexuel. La série ne reste pas sur de vagues sous-entendus où chacun peut y voir ce qu’il veut mais la série pose vraiment son couple sans doute possible. Et je l’en remercie pleinement.

Pourquoi c’est pas numéro 1 : La série a quelques petits défauts où on ressent que c’est la première œuvre du réalisateur. La 1re moitié du dernier épisode s’enlise un petit peu dans un combat qui n’était à ce moment-là plus nécessaire et le traitement de certains personnages secondaires est un peu décevant. Mais c’est vraiment du pinaillage tant la série m’a offert beaucoup plus que ce que j’espérais dans mes rêves les plus fous.

1. Flying Witch
(Katsushi Sakurabi, JC Staff, Nippon Television, Crunchyroll)


Pourquoi c’est cool : Je suis vraiment tombé amoureux de la série. Tout est attachant, ses personnages, son ambiance, sa ville, son fantastique, sa relation entre ses personnages, leurs évolutions, leurs vies, les décors, sa musique, tout. Flying Witch aurait vraiment mérité de durer 1 an sur un créneau matinal, genre le samedi à 7h du matin, où toute la famille regarde ensemble les aventures de cette jeune sorcière et de ses amies dans leur quotidien empreint de surnaturel et de magie. Flying Witch, c’est un véritable coup de cœur, c’est une série qui t’emmène dans son univers et duquel tu ne voudrais ne plus repartir.

Hors classement. Keijo!!!!!!!!
(Hideya Takahashi, XEBEC, Warner Bros, Crunchyroll)


Je recommande vraiment l’animé. Pour plein de raisons différentes. C’est un excellent Shonen sportif Nekketsu avec ce qu’il faut de matchs à suspens, d’amitiés après la défaite, d’entrainements, de power-up, de techniques absurdes mais incroyables et de tournois. L’animé gère parfaitement son rythme et ses personnages et réussit à gommer certains défauts qu’avaient le manga. La seule raison pour laquelle la série n’est pas dans mon top c’est parce que je lis déjà le manga et qu’il a manqué à l’animé une vraie animation pour vraiment apporter une plus-value.
Mais voilà, Keijo!!!!!!!! est souvent moqué et raillé parce que ohlala, c’est des filles qui se battent à coup de fesses et de seins. Et voilà, la police de la bienséance qui arrive, sur son cheval blanc pour imposer ses idées forcément supérieures et forcément bonnes. Qu’importe les différences culturelles, qu’importe les choix que peuvent faire les personnages, qu’importe le traitement du sport, la série, parce qu’elle affiche des femmes qui assument pleinement leur corps dans un sport qui le met en avant, doit être trainée au bûcher. Alors que la série mérite d’être essayée. Regardez-la, sans préjugés, sans idées préconçues et si vous n’accrochez pas, ne continuez pas. Mais donnez-lui sa chance, elle vaut largement le temps que vous y passerez.

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